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Guide de l’essaimage des entreprises économiques (guide du promoteur et de l’entreprise)
REPUBLIQUE TUNISIENNE
Ministère de l’Industrie et de la Technologie
Guide de l’essaimage
des entreprises économiques (guide du promoteur et de l’entreprise)
« Nous appelons, également, à un soutien accru à l'effort
d'identification des projets innovants et l'encadrement des nouveaux
promoteurs, et cela en mettant à contribution les grandes entreprises
publiques, compte tenu de leur expérience et des compétences humaines dont
elles disposent, pour aider les promoteurs à préparer leurs projets et à en
entamer l'exécution avec le maximum de chances de réussite »
Discours du Président Zine El Abidine Ben Ali
7 novembre 2003
L’objet du guide de l’essaimage des entreprises économiques
est l’orientation des promoteurs et des entreprises adhérentes au programme
d’essaimage dans le cadre des procédures de création des projets, des modalités
de leur financement ainsi que des avantages accordés à ce titre.
Ce guide ne revêt pas un caractère réglementaire.
L’essaimage est tout encouragement ou assistance qu’une entreprise
économique accorde à des promoteurs issus de son personnel ou venant de
l’extérieur pour les inciter à créer des entreprises indépendantes ou à
poursuivre une activité qu’elle exerçait elle–même auparavant (art 1er de
loi n° 2005 – 56 du 18/7/2005 relative à l'essaimage des entreprises
économiques).
- L’essaimage des entreprises économiques concerne aussi bien les
promoteurs issus du personnel de l’entreprise essaimante que les
promoteurs externes.
- Les projets essaimés (créés dans le cadre de l’essaimage) peuvent être
rattachés ou non à l’activité de l’entreprise essaimante.
- Le législateur n’a pas déterminé les modalités d’encouragement et
d’assistance pour les projets essaimés. Celles-ci restent ouvertes à tout
type d’assistance et d’encouragement (étude de marché, participation au
capital, aide logistique lors du démarrage du projet, concours au bouclage
du schéma de financement, assistance pour le bénéfice des primes et
avantages liés au projet ….)
2) Mise en place du programme de l’essaimage au sein des entreprises:
2.1- Les procédures préliminaires :
Pour adhérer au programme de l’essaimage, l’entreprise procède à :
- La signature de la charte de l’essaimage (annexe 1) ;
- La mise en place d’une structure d’essaimage rattachée à la direction
générale de l’entreprise. Cette structure est chargée essentiellement de
l’identification de toutes les opportunités disponibles au sein de
l’entreprise et leur diffusion auprès des personnes ayant l’expérience et
la compétence souhaitées, afin d’en élire le promoteur adéquat pour la
réalisation du projet.
2.2- Les engagements de l’entreprise :
L’entreprise essaimante s’engage à :
- Préparer un programme indicatif annuel déterminant le nombre de projet à
réaliser par essaimage ;
- Conclure avec le promoteur une convention conformément à la
convention-type approuvée par arrêté du Ministre de l’Industrie, de l’Energie
et des Petites et Moyennes Entreprises ;
- Participer éventuellement, au financement des projets, sachant que pour
les entreprises publiques ce financement se fait à travers la création
d’un fonds commun de placement à risque géré par la société SAGES ;
- Fournir aux promoteurs l’assistance technique et logistique nécessaire
(formation, stages …), au stade de l’étude du projet ou de son démarrage.
2.3- Les engagements de l’Etat :
- Faire bénéficier les promoteurs des avantages fiscaux et des primes
accordées suivant la réglementation en vigueur selon la nature du projet
et la zone de son implantation ;
- Octroyer des avantages fiscaux en faveur des entreprises adhérentes au
programme d’essaimage leur permettant de déduire les dépenses engagées
pour la réalisation de l’opération d’essaimage de l’assiette de l’impôt
dans la limite de 1% du chiffre d’affaires brut, sans que la déduction ne
puisse dépasser 30 000 DT au titre de chaque projet ;
- Accorder une priorité à l’implantation des projets créés dans le cadre
du programme d’essaimage dans les pépinières d’entreprises, les zones
industrielles et les pôles technologiques ;
- Assurer un suivi particulier des projets créés dans le cadre de
l’essaimage et faciliter l’installation des projets essaimés et le
bouclage de leurs schémas de financement à travers les mécanismes
appropriés (fonds d’essaimage, fonds d’amorçage, FOPRODI, FONAPRAM, BFPME,
BTS...), et ce par les services du Ministère de l’Industrie et de la
Technologie.
Première
étape: De l’idée d’un projet à une convention du projet:
1- Identification des projets:
1.1- Modalités de l’identification:
Les projets susceptibles d’être réalisés par essaimage seront identifiés
essentiellement selon l’une des modalités suivantes :
a- Identification directe par la cellule d’essaimage :
Etant constituée par des cadres et agents ayant une connaissance de l’activité
de l’entreprise et des projets pouvant être créés par essaimage, la cellule
d’essaimage peut identifier des projets à essaimer.
b- Identification par un bureau d’études :
L’entreprise peut confier la mission de l’identification des projets à essaimer
à un bureau d’études.
Quant aux entreprises publiques :
- Le recours à des bureaux d’études se fait selon les procédures réglementaires
qui leurs sont applicables.
- Il est demandé aux bureaux d’études de fournir une liste de projets appuyée
par des études de pré-faisabilité.
c- Proposition directe par les promoteurs :
Les promoteurs issus du personnel de l’entreprise ou externes peuvent proposer
des projets à la cellule d’essaimage. Dans ce cas le promoteur doit présenter
un dossier comportant notamment les fondements de son projet, sa formation, son
expérience, son apport personnel et toute autre donnée de nature à appuyer sa
demande.
Quelque soit la modalité de l’identification des projets, la proposition des
projets à essaimer relève de la structure de l’essaimage et sous sa
responsabilité.
1.2- Types de projets :
a- Secteurs d’activité :
Nonobstant leur secteur d’activité, tous les projets peuvent être réalisés par
essaimage.
b- Zones d’implantation :
Les projets d’essaimage ne sont pas liés à la zone d’implantation de
l’entreprise essaimante. Il est recommandé de s’orienter davantage vers les
zones de développement régional.
c- Nature de l’activité :
Afin de diversifier davantage le tissu économique, il est recommandé de
s’orienter, de plus en plus, vers les projets innovants, à haute valeur ajoutée
et créateurs d’emplois. A titre d’exemple, il est proposé d’exclure les
activités traditionnellement assurées par voie de sous-traitance, telles que le
gardiennage et le nettoyage.
d- Relation avec l’activité de l’entreprise essaimante :
Les projets d’essaimage peuvent être identifiés:
- à travers l’externalisation des activités assurées auparavant par
l’entreprise essaimante ;
- dans le cadre d’activités complémentaires en vue de fournir des biens ou des
services ;
- ou dans le cadre d’autres activités.
2- Sélection des promoteurs :
En cas d’identification de projets par la cellule d’essaimage ou par un bureau
d’études, il est recommandé de sélectionner le promoteur dont le profil est le
plus adéquat à travers le lancement d’un « appel à projets » pour le personnel
de l’entreprise ou pour le public.
Quant aux projets liés à l’activité de l’entreprise essaimante et qui supposent
le bénéfice des dispositions de la circulaire du Premier Ministre n° 28 du
20/06/2007 (des marchés de gré à gré), il est procédé à un appel aux projets
pour la sélection des promoteurs, et ce nonobstant la modalité
d’identification.
L’appel à projets fixera notamment un délai raisonnable pour la présentation
des candidatures et des critères objectifs de sélection liés essentiellement à
l’expérience des candidats et à leurs profils.
3- Etude préliminaire :
3.1- Réalisation de l’étude préliminaire :
La signature de convention d’essaimage et leur visa sont précédés
nécessairement par une étude préliminaire :
- en cas d’identification du projet par un bureau d’études, les propositions de
projets sont appuyées par des études préliminaires (cf. supra)
- quant aux projets proposés par la cellule de l’essaimage ou par des
promoteurs, les études préliminaires peuvent être faites soit directement, soit
par un bureau d’études.
Les entreprises dont les cellules d’essaimage ont pu identifier un nombre
suffisant de projets, peuvent conclure avec un bureau d’études un marché cadre.
Il va sans dire que le recours aux services de bureaux d’études par les
entreprises publiques se fait selon les règles et les procédures qui leurs sont
applicables en la matière.
3.2- Contenu de l’étude préliminaire :
L’étude préliminaire doit contenir principalement :
- Une présentation du projet (données générales, le coût estimatif, proposition
d’un schéma de financement selon la législation en vigueur et les mécanismes
alloués au type de projet concerné, les primes et les avantages dont le
bénéfice est possible selon la nature de l’activité, le statut du promoteur, et
la zone d’implantation du projet).
- Une étude préliminaire de marché (l’offre et la concurrence, la demande)
- Une étude préliminaire de rentabilité:
o La rentabilité prévisionnelle sur les 5 premières années pour le promoteur
(chiffres d’affaires, charges d’exploitation fixes et variables...)
o La rentabilité prévisionnelle pour l’entreprise mère (en cas
d’externalisation d’activités).
L’étude préliminaire conclura sur les facteurs de réussite du projet, les
risques qui peuvent l’entourer, et sur une proposition finale.
Concernant les projets liés à l’activité de l’entreprise essaimante et qui
supposent le bénéfice des dispositions de la circulaire du Premier Ministre en
date du 20/06/2007, la cellule d’essaimage doit prendre en considération les
deux principes suivants:
- Les projets proposés doivent présenter une rentabilité pour l’entreprise
essaimante.
- Les projets proposés doivent présenter une rentabilité pour le promoteur au
delà de la période des marchés de gré à gré, prévue par ladite circulaire (2
ans).
4- Signature de la convention du projet:
L’entreprise signe la convention du projet avec le promoteur selon la
convention type approuvée par arrêté du Ministre de l'Industrie, de l'Energie
et des Petites et Moyennes Entreprises en date du 24/04/2006 (annexe 2).
Cette convention est transmise au Ministère de l’Industrie et de la Technologie pour visa en application des dispositions du
décret n° 2006-95 en date du 16/01/2006.
La convention doit être accompagnée des documents suivants :
- Une note de synthèse à propos du projet faite par la cellule d’essaimage
- Une fiche projet selon le modèle en annexe (annexe 3)
- Une copie de l’étude préliminaire.
Deuxième étape : L’étude du projet et son schéma de financement:
1- Elaboration de l’étude technico-économique du projet :
Dès le visa de la convention du projet, l’étude technico-économique relative au
projet doit être élaborée. Cette étude sera faite par un bureau d’études.
En ce qui concerne les entreprises publiques, le coût de l’étude sera à la
charge de l’entreprise sachant que dans le cas où le promoteur bénéficiera
d’une prime d’étude, il doit y renoncer au profit de l’entreprise.
La cellule d’essaimage assurera le suivi et la réalisation de l’étude en
coordination avec la SAGES ( société d'assistance et de gestion des fonds
d'essaimage) .
Pour les entreprises privées, la prise en charge du coût de l’étude est fixée
d’un commun accord entre l’entreprise et le promoteur.
2- Détermination du schéma de financement du projet :
La cellule d’essaimage coordonnera avec la SAGES et le promoteur pour
déterminer le schéma final du financement du projet.
2.1- Principes généraux de financement des projets d’essaimage :
a- Principe du renforcement des fonds propres :
En vue de garantir plus de chances pour la réussite des projets d’essaimage, il
faut veiller à limiter leur endettement, et ce à travers le remplacement du
recours aux crédits bancaires par la participation au capital dans une grande
partie du coût du projet.
Pour ce faire,
- la participation du promoteur ne doit pas être inférieure à 10%
- le capital minimum doit représenter entre 50% et 70% du coût du projet.
b- Principe du cofinancement :
En vue de bénéficier de tous les mécanismes de financement et de limiter les
risques possibles, les schémas de financement des projets ne doivent pas se
limiter à un seul mécanisme de financement, et ce en ayant recours notamment
aux :
- fonds de financement ( FOPRODI, FONAPRAM, RIITI,...)
- SICAR(s)
c- Principe du financement complémentaire par les fonds d’essaimage:
La participation des fonds d’essaimage dans les projets revêt un caractère
complémentaire. A cet effet, il faut préalablement recourir aux mécanismes
généraux de financement.
2.2- Fonds communs de placement à risque (fonds d’essaimage):
Outre le cadre général de financement des projets, le programme d’essaimage
offre la possibilité pour l’entreprise mère de participer dans le capital du
projet à travers les fonds d’essaimage (les entreprises publiques ou privées)
ou directement (les entreprises privées uniquement).
Les fonds d’essaimage sont des fonds communs de placement à risque régis par la
loi 2005-105 du 19-12-2005.
Jusque là, 7 fonds ont été créés. Ces fonds :
• sont domiciliés à la BFPME,
• gérés par la SAGES Capital SA,SA (Un protocole d'accord entre SAGES Capital
et les Fonds, (a travers les sociétés essaimantes) qui définit les droits et
les obligations entre SAGES Capital et les Fonds (a travers les sociétés
essaimantes),
• et investissent en phase de création et exceptionnellement en phase
d’extension :
Fonds
Montant à la création en mDT)
Bénéficiaires
Coût des projets financés
Participation min/max
FCPR CGT
1 500
Personnel de l’entreprise ou promoteurs externes
Coût supérieur à 200 mDT
Min 50 mDT
FCPR CIOK
1 000
Personnel de l’entreprise ou promoteurs externes
Coût de 4 MDT maximum
Max 30 mDT
FCPR SONEDE
600
Personnel de l’entreprise
De 50 à 300 mDT
Min 20 mDT
FCPR STEG
500
Personnel de l’entreprise
De 50 à 150 mDT
Max 30 mDT
FCPR ONP
500
Personnel de l’entreprise ou promoteurs externes
Coût inférieur à 500 mDT
Min 25 mDT
FCPR ONAS
300
Personnel de l’entreprise ou promoteurs externes
Coût inférieur à 300 mDT
Min 30 mDT
FCPR SNCPA
100
Personnel de l’entreprise ou promoteurs externes
Coût supérieur à 300 mDT
Min 20 mD
Un pacte d'actionnaire que devrait signer les promoteurs
bénéficiant de la participation de SAGES Capital. Le pacte clarifie les
droits et obligations du promoteur et de SAGES Capital.
Dès le bouclage du schéma de financement, le promoteur
prend à sa charge la responsabilité d’accomplir toutes les procédures de
réalisation du projet.
1.1- Bénéfice d’un congé pour la création d’entreprise : Ce régime concerne les agents publics au sens large du terme: une année
renouvelable une seule fois, ce congé est renouvelable deux fois dans le cas
où l'entreprise est créée dans las zones de développement régional
La circulaire n°26 du 7 octobre 2003 a fixé les procédures et les modalités
d’octroi d’un congé pour la création d’entreprise (annexe
4)
Pour les entreprises privées, la modalité qui permettra à leurs agents de
créer leurs propres entreprises est fixée d’un commun accord entre
l’entreprise essaimante et son agent.
La circulaire n°26 du 7 octobre 2003 a fixé les procédures et les modalités
d’octroi d’un congé pour la création d’entreprise (annexe
4)
1.2- Constitution de l’entreprise : L’entreprise peut être constituée auprès du guichet unique de l’APII qui
permet au promoteur la finalisation des procédures relatives à la création de
l’entreprise et la constitution de son dossier administratif et juridique.
L’entreprise mère fournira au promoteur toute l’assistance avec la
coordination des services du Ministère chargé des petites et moyennes
entreprises.
Plus d’informations sont fournies au site web de l’APII
www.tunisieindustrie.nat.tn.
1.3- Participation des entreprises créées par essaimage aux marchés publics Cadre légal: circulaire n°28 du 20 juin 2007
circulaire n°15 du 11 avril 008
décret n° 2008-562 du 4 mars 2008-04-24
Afin d’appuyer les entreprises créées par essaimage dans les marchés publics,
la circulaire n°17 du 20 avril 2006 a permis aux entreprises publiques de
s’approvisionner directement en biens et en services auprès des entreprises
qu’elles ont créées pendant deux ans et dans la limite de 100 mille DT par
an, à condition que :
- les achats répondent à des besoins réels de l’entreprise, fixés au
préalable en quantité et en qualité dans le cadre d’un programme annuel
- le coût des biens et services ne doit pas dépasser le coût supporté
auparavant par l’entreprise
Le montant de l'approvisionnement ne nécessitant pas la passation d'un marché
public peut être relever après autorisation du conseil d'administration ou du
conseil de surveillance pour la fourniture de biens et services dont la
valeur est supérieure à:
- 40 mD dans le secteur de l'informatique et des technologies de la
communication
- 30 mD dans les autres secteurs
En cas de création de plus d'une entreprise par le biais de l'essaimage dans
la même période l'entreprise publique peut annuellement organiser une
concurrence entre les entreprises concernées dans la limite de 100 mD
annuellement.
2- Suivi :
- En application de la convention du projet, le promoteur
doit adresser tous les trois mois un rapport au représentant légal de
l'entreprise portant sur l'avancement de l'exécution du projet en précisant,
éventuellement, les difficultés rencontrées au niveau de la réalisation du
projet.
- La cellule de l’essaimage soumet au Ministère, chargé des petites et
moyennes entreprises un rapport trimestriel sur l’avancement des projets et
éventuellement, les difficultés rencontrées.
1 - Charte de création des projets par essaimage
2 - Convention type pour la création d’un projet par essaimage
3 - Fiche de projet
4 - Procédures et modalités d’octroi d’un congé
pour la création d’entreprise (circulaire n°26 du 7 octobre 2003)
Dans le cadre de l’exécution du Programme Présidentiel « la Tunisie de
demain », visant l’accélération du rythme de création des entreprises,
eu égard à leur rôle important dans la diversification du tissu
économique et dans la réalisation des objectifs nationaux dans les domaines
du développement, de l’investissement et de l’emploi, la loi n°2005-56 du 18
juillet 2005, relative à l’essaimage des entreprises économiques, est
promulguée.
En vue d’inciter les entreprises à adhérer au programme, cette charte
signée par le Ministère de l’Industrie et de la Technologie et l'entreprise essaimante fixe le cadre organisationnel dudit
programme et détermine la participation des parties intervenantes dans
sa réussite.
Principes Généraux :
Afin de garantir la réalisation du plus grand nombre de projets le
programme d’essaimage repose sur le principe d’encourager la création
des projets par le personnel de l’entreprise et autres promoteurs non
issus de l’entreprise.
Le rôle de l’entreprise dans le cadre du programme d’essaimage :
Le rôle de l’entreprise consiste essentiellement en :
la participation éventuelle au capital des projets identifiés (pour
les entreprises privées),
la participation à la création d’un fond commun de placement à risque en
collaboration avec des partenaires nationaux et étranger. Ce fonds est mis à la disposition
de la SAGES capital S.A., société de gestion dudit fonds
(pour les entreprises publiques).
la préparation d’un
programme indicatif annuel déterminant le nombre de projets à
réaliser par essaimage,
la conclusion avec le promoteur d’une convention conformément à la
convention-type approuvée par arrêté du Ministre de l’Industrie, de l’Energie
et des Petites et Moyennes Entreprises,
la mise en place d’une structure d’essaimage rattachée à la
Direction Générale de l’entreprise chargée essentiellement des
missions suivantes :
- L’identification de toutes les opportunités disponibles dans
l’entreprise, pour déterminer la liste des projets pouvant être
essaimés.
- La diffusion de cette liste au sein et en dehors de l’entreprise
auprès des personnes ayant l’expérience et la compétence souhaitées,
afin d’en élire le promoteur adéquat pour la réalisation du projet.
Dans le cadre du suivi de la réalisation du programme, l’entreprise
adresse un rapport annuel au Ministère de l’Industrie et de la
Technologie sur l’état d’avancement du
programme.
Les engagements de l’Etat :
En plus des avantages accordés et des mécanismes d’incitation à la
création des projets, il est accordé :
une priorité à l’implantation des projets créés dans le cadre du
programme d’essaimage, dans les pépinières d’entreprises, les zones
industrielles et les pôles technologiques.
des avantages fiscaux, en faveur des entreprises adhérentes au
programme d’essaimage leur permettant de déduire les dépenses engagées
pour la réalisation de l’opération d’essaimage de l’assiette de
l’impôt dans la limite de 1 % du chiffre d’affaires brut, sans que la
déduction ne puisse dépasser 30 Mille DT au titre de chaque
projet, détaillées comme suit :
- mise à la disposition de bureaux, laboratoires et moyens logistiques
pour la bonne préparation du projet,
- formation, voyage et participation aux foires et salons ayant
une relation avec le projet,
- étude, assistance technique, accompagnement, encadrement pour le
bouclage du schéma de financement et l’obtention des avantages et
privilèges pour la création du projet,
- primes accordées au personnel, autre que celui des entreprises
publiques, durant la période d’élaboration du projet,
- dépenses diverses.
Fait à Tunis, le ………….
Fait à Tunis, le....
Le Ministre de l’Industrie,
de l’Energie et des Petites
et Moyennes Entreprises
Pour l'Entreprise
....................
.................
Annexe
2 :
Convention type pour la création d’un projet par essaimage
Entre
L’entreprise … dont le siège social est situé …,enregistrée au
registre du commerce sous le numéro …, identifiant fiscal numéro
…,représentée légalement par Monsieur … agissant en qualité de …,
dénommée ci-après « l’entreprise».
D’une part,
Et Monsieur …, titulaire de la carte d’identité nationale N°…,
demeurant …, dénommé ci-après, « le promoteur ».
D’autre part,
Il a été convenu de réaliser le projet prévu à l’article premier de la
présente convention par essaimage conformément à la loi n° 2005-56 du
18 juillet 2005 relative à l’essaimage des entreprises économiques.
ARTICLE PREMIER : Identification du projet
Le projet objet de la présente convention consiste en … (un résumé du
projet comportant notamment des informations sur la nature de
l’investissement, l’activité principale, le régime de
l’investissement, le lieu d’implantation du projet et des informations
concernant le marché, le coût du projet, la structure du schéma de
financement et d’investissement, la forme juridique de l’entreprise,
le taux de participation étrangère, le planning de réalisation du
projet, les postes d’emplois à créer…..)
ARTICLE 2 : Les engagements de l’entreprise
Dans le cadre de l’accompagnement et de l’assistance du promoteur pour
la création et la concrétisation du projet, l’entreprise s’engage
essentiellement à :
• Permettre au promoteur de bénéficier du régime du congé de création
d’entreprise ou du régime de la délégation et de la mobilisation ainsi
que du régime de distribution des revenus d’exploitation des brevets,
de découverte ou d’invention conformément à la législation en vigueur
(pour les entreprises publiques),
• Permettre au promoteur de se mobiliser à plein temps ou à temps
partiel selon la nature du projet, pour la réalisation de son projet,
et ce, pour une durée … et fixer la situation juridique du promoteur à
la fin de cette durée -lesdites questions sont fixées en commun accord
entre les deux parties- (pour les entreprises privées ),
• Financer et élaborer l’étude technico-économique du projet,
• Suivre l’élaboration de l’étude d’exécution du projet en
collaboration avec le promoteur,
• Fournir au promoteur l’assistance et la consultation technique (le
choix des équipements et des procédés de production, les analyses et
la négociation des contrats ),
• Fournir les services administratifs (bureau équipé des moyens de
communication, fax….) et les aspects logistiques nécessaires à la
réalisation du projet (les déplacements au profit du projet,
participer aux sessions de formation spécifiques,…..), la durée de
bénéfice de ces services est fixée d’un commun accord entre les deux
parties,
• Aider le promoteur à bénéficier des différents avantages accordés
dans le domaine de l’investissement et éventuellement à avoir les
autorisations prévues par la législation et la réglementation en
vigueur en vue d’exercer son activité,
• Aider le promoteur à compléter son schéma de financement en cas de
besoins,
• Participer indirectement au capital de l’entreprise. Cette
participation peut être réalisée à travers un fonds commun de
placement à risque ( pour les entreprises publiques),
• Participer si nécessaire au capital du projet. Toutefois cette
participation ne doit pas donner lieu à une majorité au capital (pour les
entreprises privées),
• Orienter, conseiller et assister le promoteur dans la gestion, la
commercialisation et le suivi du projet pendant la période
d’exploitation et pour une durée maximale de deux ans à partir de la
date d’entrée en exploitation,
• Préserver la confidentialité des informations relatives au projet.
ARTICLE 3 : Engagements du promoteur
Dans le cadre de la réalisation du projet objet de la présente
convention, le promoteur s’engage à :
• Assumer à titre personnel la responsabilité de la gestion du projet,
• Participer au minimum de 10% au capital du projet,
• Collaborer avec l’entreprise dans la préparation de l’étude
technico-économique du projet,
• Renoncer à la prime d’étude au profit de l’entreprise en cas de
bénéfice de cet avantage conformément à la législation en vigueur,
• Etablir un planning de réalisation du projet et s’en tenir à son
exécution sous la supervision de l’entreprise,
• Adresser tous les trois mois un rapport au représentant légal de
l’entreprise portant sur l’avancement de l’exécution du projet et
précisant, éventuellement, les difficultés rencontrées au niveau de la
réalisation du projet,
• Préserver la confidentialité des informations fournies par
l’entreprise.
ARTICLE 4 : Règlement des conflits à l’amiable
Les différents qui pourraient naître entre l’entreprise et le
promoteur à propos de la réalisation du projet peuvent être soumis au
Ministère, chargé des petites et moyennes entreprises pour règlement à
l’amiable.
Fait à …. le : / /
Le représentant légal de l’entreprise
Le promoteur
Visa du Ministre de l’Industrie, de l’Energie
et des Petites et Moyennes Entreprises
Annexe
3 :
Fiche de projet
I- Promoteur:
1- Formation et expérience :……………..……………..…………..
……………..……………..……….… ……………..……………..……….…
……………..……………..……….…
……………..……………..……….…
2- Situation actuelle (interne ou externe à l'entreprise):
……………..……………..……… ……………..……………..………
……………..……………..……… ……………..……………..………
3- Obligations à la charge du promoteur:
……………..……………..… ……………..……………..…
……………..……………..… ……………..……………..…
4- Obligations à la charge de l'entreprise essaimante:
……………..……………..…… ……………..……………..……
……………..……………..…… ……………..……………..……
5- Coût du projet :
Désignation
Coût
Equipements
Matériels de transport
Autres
Total investissement hors besoins en fonds
de roulement
Besoin en fonds de roulement
Total investissement avec besoins en fonds de
roulement
6- Schéma de financement :
Source
Montant
%
Apport du promoteur
Au moins 10%
FCPR entreprise
Selon le règlement intérieur du Fonds
Fonds spéciaux (FOPRODI, RIITI, FOSDAP, FONAPRAM)
Selon secteur d’activité et réglementation
applicable
Sociétés d’investissement à capital risque ou
autres actionnaires
Procédures et modalités d’octroi d’un congé
pour la création d’entreprise (circulaire n°26 du 7 octobre 2003)
A- Les bénéficiaires :
1- Les fonctionnaires titulaires soumis aux dispositions de la loi n°
83-112 en date du 12-12-1983,
2- Les agents titulaires des entreprises et établissement publics
soumis aux dispositions de la loi n° 85-78 du 5-8-1985,
3- Les agents titulaires relevant des entreprises et établissements
publics non soumis aux dispositions de la loi n° 85-78 du 5-8-1985
ainsi que les entreprises publiques soumises aux conventions
collectives sectorielles et les conventions d’établissement.
4- Les agents titulaires des autres entreprises et structures
publiques qui ne sont pas considérées des établissements et
entreprises publics conformément à la loi n° 89-9 du 1-2-1989 (les
agents des centres techniques du secteur agricole et des secteurs
industriels, les groupements interprofessionnels du secteur agricole
et agroalimentaire, les chambres agricoles, industrielles et
commerciales ainsi que les sociétés à capital mixte ou à
participations publiques).
B- La durée :
Le congé pour création d’entreprise est accordé pour une année
renouvelable une seule fois par décret sur proposition du ministre qui
exerce un pouvoir hiérarchique ou la tutelle des agents concernés.
C- Situation de l’agent bénéficiaire d’un congé pour création
d’entreprise :
L’agent continue à bénéficier de la couverture sociale durant la
période du congé. En effet, l’administration, l’entreprise ou la
structure d’origine continue à prendre en charge les cotisations
patronales et l’intéressé continue à verser sa contribution au titre
de la retraite, de la prévoyance sociale et du capital-décès, sur la base
du total de sa rémunération.
L’agent perd son droit à l’avancement et à la promotion.
Dans le cas de création d’une entreprise dans l’une des zones de
développement régional, l’agent continue à bénéficier de la moitié de son
salaire. Sont prises en compte à cet effet, les primes rattachées au
grade de l’agent et éventuellement les primes au titre de sa fonction. Les avantages en nature liés au grade ou à la fonction sont
remplacés par leurs équivalents en primes selon la réglementation en
vigueur.
Les éléments constitutifs de la moitié du salaire sont fixés par arrêté
ou décision du chef de l’administration ou la structure concernée.
La décision ou l’arrêté sera soumis au visa du Premier Ministre.
D- La fin du congé pour création d’entreprise :
Le congé pour création d’entreprise prend fin :
- à l’initiative de l’agent suite à une demande de réintégration dans
son corps d’origine et ce, un mois au moins avant la fin du congé par
une lettre recommandée. L’administration, l’entreprise ou la structure
d’origine réintègre l’agent concerné même en sureffectif à condition
de régulariser la situation à la première vacance
- à l’initiative de l’administration ou la structure d’origine au cas
où l’agent concerné ne respecte pas les conditions d’octroi du congé.
Le cas échéant, il restituera les avantages financiers dont il a
bénéficié durant le congé, indépendamment des poursuites
disciplinaires.
L’agent bénéficie suite à sa réintégration dans son corps
d’origine des primes et avantages liés à sa fonction à la date
d’octroi du congé. Il est nommé à un emploi fonctionnel à la
première vacance.